Retour à la page d'accueil Plan du site
Ses Créations > Ses Sculptures > ...en Pierre

  

Devant un bloc de pierre…

 Devant un bloc de pierre se présente la matière, informe, inhabitée ; il n’y a rien, il y a tout et entre les deux, ma fragilité et mes doutes.Je n’ai pas forcément une idée très précise de ce que je vais réaliser, mais j’ai en moi l’idée de la démarche et la conviction que le travail est fécond.
Oui, c’est le travail qui me guide, pendant la confrontation à la matière je guette la surprise, la possibilité d’inscrire la trace d’une présence humaine, d’une émotion, d’un désir.
Je crois que le désordre m’inspire, il est proche de mes pensées et la nécessité de mettre quelques idées en place se traduit dans la sculpture. Elle est en quelque sorte le résultat d’une organisation et peut-être donc d’une forme d’intelligence…
Pourtant, je sens le désir de vie germer dans les pulsions, dans le chaos ; je propose une mise en forme, une organisation qui dit la vie, qui la reconnaît, la met à jour…
C’est difficile de dire l’imperceptible émoi de la vie qui se sauve, qui passe si vite dans l’immensité du monde…
Souvent je n’y parviens pas et la mort se rapproche…

Alors je travaille encore et ce dérisoire labeur m’aide à vivre, je souhaite qu’il aide la vie à se montrer, dans ce qu’elle a d’inédit, d’enfouit, de sublime… A se montrer dans une forme, dans un signe, dans une image de la vie, là où elle n’est pas mais où on peut l’apercevoir. Ces instants d’un présent qui dure et qui se renouvelle à chaque regard que vous portez sur la sculpture, j’ai le plaisir de le partager avec vous, spectateurs inconnus, vous à qui la vie sourit parfois à la surface d’une pierre, d’un miroir de mon être.

L’art défie quelques fois l’improbabilité des rencontres, des partages au-delà de l’ici et maintenant.
Ces quelques lignes peut-être aussi, merci de les avoir lues.

  
Les 12 pellerins

" les 12 pèlerins" 

« Messagers de l’indicible, nous portons les traces d’un savoir, d’un nom qui nous est propre, qui n’est pas une image, qui n’est pas un reflet, qui est… ce que nous sommes.ImageCherchez en vous  et vous saurez lire l’histoire que nous portons à travers les âges, à travers la vie. Elle raconte que le nom existe et qu’on ne sait pas toujours le dire.
Car notre nom contient tout notre pèlerinage.
Nous sommes de passage mais nous continuons à vivre, par la force de ce nom, par son mystère, par sa quête. »

Sculpture monumentale en  béton, pierres, galets et acier inoxydable agrémentant un espace vert à proximité de l’Eglise d’Hettange-Grande.Ces douze Pèlerins évoquent les cierges liturgiques, les tuyaux d’orgue ou encore une flûte de Pan.Quête religieuse ou païenne, ils accrochent la lumière et symbolisent la richesse intérieure.Leur forme et leur allure évoquent des cierges liturgiques, des tuyaux d’orgue ou encore une flûte de Pan, mais ce sont avant tout des pèlerins…
Ils sont en procession, c’est bien normal, si près d’une église…
Ils avancent donc,  en quête… Quête religieuse ? Païenne ?
Ils portent sur leur visage la patine des épreuves et la sagesse de l’expérience.
Hiératiques dans leur manteau d’acier, ils ne possèdent pas la vérité et s’ils accrochent la lumière, les reflets ne symbolisent que la richesse intérieure.
Chacun d’eux porte des inscriptions, un nom sacré peut-être.. ?   Selon certaines traditions, on ne peut le prononcer…
Mais je peux vous en parler…
Messagers de l’indicible, ces pèlerins portent les traces d’un savoir, d’un nom qui leur est propre, un nom qui n’est pas une image, qui n’est pas un reflet, qui est…
Qui est… ce que nous sommes.
Pèlerins éternels en quête de nous mêmes.
Un nom qui nous raconte…
Cherchez en vous  et vous saurez décrypter l’histoire que nous portons à travers les âges, à travers la vie.
Cette histoire nous enseigne que le nom existe mais qu’on ne sait pas toujours le dire.
Que ce nom renferme l’essence de notre pèlerinage.
Que ce nom est fragile et précieux.
Cette histoire affirme que nous sommes de passage mais que, par la force de ce nom, par son mystère, par sa quête, nous continuerons à vivre.
Cette histoire, n’est… qu’une histoire.

  

Rêve Bleu

 " Rêve Bleu "

ImagePierre taillée et pierre brute, ses quatre faces contiennent les quatre éléments. Au sommet, un réceptacle recueille la pluie, l’eau s’écoule en cascade et continuera à sculpter la roche. Le rêve bleu, niché entre les lignes sensuelles des vallons chante la nature insoumise et ses courbes invitent le passant à caresser et à polir ses propres rêves.

Cette pierre bleue de Belgique de 10 tonnes a été sculptée Place du Marché à Thionville en juillet 1996, puis à rejoint le site des «menhirs de l’Europe » sur la frontière franco-allemande à Launstroff.

Elle a été inaugurée le 15 août 96 en présence de nombreuses personnalités politiques françaises, allemandes et luxembourgeoises.

 Poussière, craquement, souffrance. Métal, blessures, courbes naissantes. Terre, feu, eau, air. Tous les éléments de la vie l'investissent. La couleur bleue, bleu d'un rêve pour un "Rêve Bleu".

 
Union

 

« Union » 

Dans le dictionnaire, la définition est : « Association de différentes choses ne formant qu’un tout. Conformité d’efforts ou de pensées. Alliance ». Un exemple est donné : « L’union fait la force. »
Avec Sylvain Divo, cette définition spéculative est devenu opérative et on en a déduit que les artistesImage peuvent être très conventionnels et se conformer tout à fait à la définition  d’un dictionnaire…

Cependant, à la notion d’union, j’y ajouterais celle de fraternité, en l’honneur de Sylvain car il a travaillé sans compter me suppléant sans se poser de question, c’est lui qui a préparé la sculpture pour qu’elle puisse être mise en place et mercredi, étant personnellement handicapé par une blessure, c’est encore lui qui, il est vrai avec la collaboration de Béatrice et Jean Le Gac et surtout… avec mes fervents encouragements, mais sans potion magique et avec beaucoup d’ingéniosité, a donné à l’ « Union » la verticalité souhaitée. Merci à lui.

 

 
Souce de Vie

 

 "Source de vie."   

Image 

Une structure en acier inoxydable rappelle la production des hauts-fourneaux de la ville.
La pierre brute symbolise la nature, la terre-mère et ses potentialités, les parties polies représentent le passage de l’Homme, son travail, son pouvoir de mise en forme de la matière.

L’eau maîtrisée est élevée dans les tubes d’acier. Elle jaillit dans un réceptacle creusé dans la roche, puis Imagecoule en son cœur. Elle devient une offrande à la terre. A sa sortie, l’eau se déverse sur un œuf géant et renforce l’idée de fécondation.

Cette fontaine est un symbole de prospérité alliant la production industrielle à la nature.
C’est une corne d’abondance qui donne à l’eau toute sa force de vie.

Fontaine de la Place St Nicolas au centre ville d’Hayange. 2001

 

Google  



© 2009 - Copyright AlainMila.com