Sentinelles de la Paix > Carnet Voyage 8-9 Août


 

Dimanche 8 Août 2004:

 

Il était temps que je vous présente l’équipe dont je fais parti…

ImageMartine : c’est par elle que j’ai été mis en contact avec l’ONG qui finance le voyage, elle fait partie de l’association luxembourgeoise : « Pour une paix juste ». Professeur au Luxembourg, pour ce projet, qui rassemble une soixantaine de jeunes palestiniens de confession chrétienne (orthodoxe) et musulman, elle assure des cours de français, (le Petit Prince).

Sébastien de la même association, étudiant en doctorat d’histoire, assure les mêmes cours. Sylvie, Professeur de français dans le Nord de la France, anime un atelier théâtre.

Son fils Thibaut l’accompagne.

Béatrice, monitrice de ski et guide à Courchevel, photographe à ses heures, assure le reportage photo.

Claude, de l’association « Pour une paix juste », coordonne toutes les activités.

Sur place, Mervat Ayache, dont j’ai déjà parlé,  Professeur et responsable de la culture et de l’art à l’université, nous reçoit à l’Université de Jenine où se déroulent les activités et où nous logeons.

Vous l’avez compris, moi je suis là pour sculpter et c’est avec une équipe de 7 ou 8 jeunes que l’on construit les « Sentinelles de la Paix ».

 

Dimanche est un jour particulier…

Environ 12% des Palestiniens sont chrétiens, à Zababdeh ils sont majoritaires, le matin étant consacré à la Imagemesse, il n’ y a pas eu d’atelier et j’ai passé la matinée à définir le projet de la sculpture monumentale avec Mervat, étant elle-même artiste, c’était très intéressant. L’accès à Jérusalem lui étant interdit, comme il est interdit à 95% des Palestiniens, je lui montre les vitraux de Chagall qu’elle ne peut plus voir… On s’est aussi occupé de l’organisation matérielle, un tractopelle qui creuse une nouvelle route pour Jenin viendra pour la manutention des grosses pierres. (De nombreuses routes sont construites ou réparées pour compenser tous les blocages israéliens, et les palestiniens se sont habitués à tripler ou quadrupler les distances séparant les villes).

On s’est rendu à Zababdeh, j’y ai croisé deux blindés israéliens, mais ici la tension n’est pas trop perceptible et l’Université est un havre de paix perchée sur une colline loin des altercations, on a tout de même entendu une quinzaine de coups de feu lointains la nuit dernière.

Les ateliers ont donc eu lieu l’après-midi. A près de 4O°, nous nous sommes contentés de monter 4 petites sentinelles à l’ombre des oliviers. Les jeunes qui viennent du camp de réfugiés de Jenin ont une vie particulièrement difficile, leur comportement s’en ressent et « poser les pierres » n’est pas évident pour eux… Mais ils acceptent sans problème que l’on écrive le mot paix en arabe, hébreu et français sur les rochers.

A demain

Alain.

Je reviens de la salle internet, c’est dimanche et elle est fermée…

 

 

 

Lundi 9 Août 2004:

 

ImageÇa y est ! J’ai commencé la « Sentinelle de la Paix » monumentale dans l’université.

Le conducteur du tractopelle était opticien, il en a gardé une précision incroyable et en moins de deux heures, avec le langage des signes, on a « empilé » 7 grosses pierres. Je vais polir une moitié verticale et… je ne vais pas tout vous dire aujourd’hui… je ne m’attarde pas car j’ai beaucoup de travail, alors à demain .... Image

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